comment imaginer, à la fenêtre au nord, ce vieil homme,
qui s’allonge au moment où arrive un coup de vent?
j’essuie la natte en bambou, des écailles de dragon émeraude
j’agite un éventail, une aile de grue blanche
non seulement le corps à l’aise,
en plus le cœur sans affaire
qui dit que la chaleur est accablante?
il est un havre de fraîcheur originel
C’est à ce havre de fraîcheur originel en nous que les poèmes qui suivent nous proposent d’accoster. Pour peut-être « franchir le seuil de la rosée suave, comme une pure et fraîche joie » selon les mots de Wang Wei (701-761), célèbre peintre et poète. C’est, on l’aura compris, une question de liberté.